lundi 16 septembre 2013

Jappeloup


Titre : Jappeloup
Réalisateur : Christian Duguay
Acteurs : Guillaume Canet, Marina Hands, Daniel Auteuil
Date de sortie en France : 13 mars 2013
Genre : drame, sportif, biopic

Synopsis : 
Au début des années 80, abandonnant une carrière d’avocat prometteuse, Pierre Durand se consacre corps et âme à sa passion, le saut d’obstacle. Soutenu par son père, il mise tout sur un jeune cheval auquel personne ne croit vraiment : Jappeloup. Trop petit, trop caractériel, trop imprévisible, il a de nombreux défauts mais une détente et des aptitudes remarquables. De compétition en compétition, le duo progresse et s’impose dans le monde de l’équitation. Mais les JO de Los Angeles sont un terrible échec et Pierre prend alors conscience de ses faiblesses. Avec l’aide de Nadia, sa femme, et de Raphaëlle, la groom du cheval, Pierre va regagner la confiance de Jappeloup et construire une relation qui va les mener aux JO de Séoul en 1988.

Avis : 
Inspiré de la véritable histoire de Jappeloup de Luze et de son cavalier Pierre Durand, Jappeloup est l'exemple typique du film qui, s'il est impeccable sur la forme, ne dégage absolument rien. Peut-être parce que l'équitation ne me fait rien ressentir du tout. Peut-être surtout parce que le film est cousu de fil blanc, aussi prévisible que peut l'être n'importe quel film basé sur le sport.
 

Oh, on me dira sans doute que "c'est tiré d'une histoire vraie", et je dois bien avouer que l'histoire réelle de Jappeloup de Suze est effectivement extraordinaire. Seulement je ne suis pas venu voir un documentaire alignant mollement les poncifs : je suis venu voir un film, avec ce que cela peut impliquer de travail sur l'histoire. Car hélas, on ne sera jamais surpris, et donc jamais véritablement émerveillé ou déçu par les succès ou les échecs du cheval et de son cavalier - que l'on pourra même trouver particulièrement antipathique. En fait, on finit même par s'en foutre royalement.

Jappeloup en devient ainsi très vite une belle coquille vide, dont l'aspect épique tombe immanquablement à plat, dont la relation entre l'homme et l'animal n'entraîne qu'un ennui poli, et dont l'éternel thème du dépassement de soi et de la ténacité n'est que la cerise sur un gâteau particulièrement indigeste de banalités.

Très loin d'être un mauvais film, Jappeloup est hélas aussi rapidement (enfin, il dure plus de 2heures quand même, ce qui n'est pas un détail) vu qu'oublié. La faute à un aspect terriblement fade et convenu, ne parvenant jamais à reconstituer en matière filmique la puissance de l'histoire dont il s'inspire...

Note : 3,5/10




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